Combien de sucre : le nombre de grammes conseillé par jour ?

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Une assiette trop sucrée au réveil peut souvent donner le ton d’une journée où les apports en sucre s’accumulent sans qu’on s’en rende compte. Les recommandations internationales et nationales visent à réduire ces apports pour limiter les risques métaboliques et dentaires. Cet article clarifie les repères chiffrés, explique les différentes catégories de sucres et propose des stratégies simples et durables pour diminuer la consommation familiale sans frustration.

Les repères officiels : combien de sucre par jour ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de viser au maximum 25 grammes de sucres libres par jour chez l’adulte, ce qui correspond à environ 6 cuillères à café ou 5 morceaux de sucre. Ce seuil est une cible d’équilibre qui contribue à réduire le risque de caries dentaires, d’excès de poids et de troubles métaboliques.

En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) propose des repères qui prennent en compte l’âge, l’activité physique et les besoins énergétiques. L’ANSES distingue également les sucres totaux des sucres ajoutés et adapte ses conseils selon les populations particulières (enfants, femmes enceintes, personnes âgées).

Tableau synthétique des repères

Source Type de sucre visé Repère pour adulte Remarque
OMS Sucres libres ≤ 25 g/j (recommandé) Inclut sucres ajoutés et sucres des jus
ANSES Sucres totaux/ajoutés Repères variables selon âge et activité Consulter recommandations spécifiques

Différences entre sucres libres, ajoutés et totaux

Pour agir efficacement il faut d’abord savoir de quoi on parle. Les sucres totaux comprennent tous les glucides simples présents naturellement (ex. dans les fruits et le lait) et ceux ajoutés industriellement. Les sucres ajoutés sont ceux incorporés lors de la fabrication ou de la préparation (sucre blanc, sirop, miel). Les sucres libres regroupent les sucres ajoutés et les sucres naturellement présents dans les jus de fruit, les sirops et le miel. Ils sont rapidement disponibles pour l’organisme et impactent plus fortement la glycémie et la santé dentaire que les sucres enfermés dans une matrice alimentaire riche en fibres.

Conversions pratiques : morceaux, cuillères et exemples concrets

Il est souvent plus parlant de convertir les grammes en morceaux de sucre (un morceau ≈ 4 g) ou en cuillères à café. Voici quelques équivalences pratiques :

Produit Teneur en sucre (approx.) Équivalent en morceaux (≈4 g)
Canette de soda 33 cl 35–40 g ≈ 9–10 morceaux
Yaourt aromatisé 125 g 12–15 g ≈ 3–4 morceaux
Jus d’orange 200 ml 20–24 g ≈ 5–6 morceaux
Banane moyenne ≈ 12 g ≈ 3 morceaux

Stratégies simples pour réduire le sucre au quotidien

Changer durablement ses habitudes tient souvent à quelques gestes répétitifs plutôt qu’à des privations strictes. Voici des actions concrètes et faciles à mettre en place :

  • Remplacer les boissons sucrées par de l’eau, des eaux aromatisées maison (tranche de citron, feuilles de menthe, concombre) ou des infusions non sucrées.
  • Diminuer progressivement la quantité de sucre ajoutée dans le café, les yaourts maison et les recettes de pâtisserie pour entraîner le palais à moins de sucré.
  • Privilégier les fruits entiers plutôt que les jus : la fibre des fruits ralentit l’absorption du sucre et augmente la satiété.
  • Choisir des produits laitiers nature et ajouter un peu de fruit frais ou d’épices (cannelle, vanille) au lieu d’acheter des versions sucrées industriellement.
  • Lire les étiquettes et comparer les produits : repérer les mots indiquant des sucres (saccharose, sirop de glucose-fructose, maltose, dextrose, miel, jus concentré).
  • Réserver les douceurs industrielles aux occasions et cuisiner des alternatives maison où l’on contrôle la quantité de sucre.

Astuce pour les familles

Dans une famille, impliquer les enfants en expliquant les repères (par ex. « une canette = 9 morceaux ») aide à développer leur sens critique. Remplacer progressivement les desserts sucrés par des portions de fruits, du fromage ou un yaourt nature accompagné d’un filet de miel en petite quantité peut réduire l’apport total sans frustration.

Adapter les conseils selon les situations particulières

Les besoins varient : un sportif aura des besoins énergétiques supérieurs et peut inclure davantage de glucides dans certaines phases d’entraînement, tandis qu’une femme enceinte doit suivre des recommandations adaptées pour assurer un apport nutritionnel équilibré. En cas de diabète ou d’antécédents familiaux, il est important de consulter un professionnel de santé pour un plan personnalisé.

Viser environ 25 g de sucres libres par jour est un repère simple et efficace pour la plupart des adultes. En combinant compréhension des étiquettes, substitutions intelligentes et réductions progressives, il est possible de diminuer sensiblement les apports en sucre sans renoncer au plaisir de manger. Pour aller plus loin, consultez les documents et outils fournis par l’OMS et l’ANSES, ou demandez l’avis d’un nutritionniste pour adapter les recommandations à votre situation personnelle.

Le prochain geste utile : observez la prochaine boisson sucrée consommée cette semaine et imaginez-la remplacée par de l’eau aromatisée ou une infusion. Ce petit test peut suffire à enclencher un changement durable.

Informations complémentaires

Quelle est la quantité de sucre à consommer par jour ?

En tant que médecin, je rappelle que l’Anses recommande de ne pas consommer plus de 100 g de sucres par jour hors lactose et galactose, et pas plus d’un verre de boisson sucrée par jour. Ce chiffre surprend, oui, mais il vise les sucres ajoutés surtout. Concrètement, lire les étiquettes, limiter sodas et jus industriels, privilégier fruits entiers et produits non transformés aide beaucoup. Pas besoin de se priver radicalement, de petits gestes répétés suffisent. Si la consommation semble incontrôlée, en parler lors d’une consultation permet d’avoir un suivi adapté et des conseils pratiques. On avancera ensemble, sans jugement, sérieux.

Quel sucre pour la steatose hépatique ?

En consultation, j’explique que le principal sucre à surveiller pour la stéatose hépatique non alcoolique, c’est le fructose, surtout celui utilisé dans l’alimentation industrielle. Les sodas, les pâtisseries industrielles, les préparations prêtes à l’emploi contiennent souvent des sirops de fructose qui fatiguent le foie. Remplacer ces produits par des aliments complets, réduire les boissons sucrées, favoriser les fruits frais en quantité raisonnable aide le foie à se régénérer. Ce n’est pas magique, c’est progressif. Si le diagnostic existe déjà, un suivi médical et des bilans sanguins s’imposent, l’accompagnement nutritionnel fait une différence. On peut réduire le risque, pas le promettre.

Quels sont les 7 signes qui montrent qu’on mange trop de sucre ?

En pratique clinique, voici sept signes qui doivent alerter quand la consommation de sucre est trop élevée, 1 fatigue et chute d’énergie après les repas, 2 prise de poids progressive, 3 problèmes de peau comme l’acné, 4 irritabilité et fluctuations d’humeur, 5 problèmes dentaires répétés, 6 envies de sucre fréquentes et difficiles à calmer, 7 difficultés de concentration ou troubles du sommeil. Ce n’est pas forcément chaque signe isolé, mais la combinaison doit faire réfléchir. Parler de ces signes avec un professionnel permet d’adapter l’alimentation, de chercher des causes et d’éviter des complications. On avance pas à pas, ça aide.

Quel est le taux de sucre à ne pas dépasser ?

Pour situer, à jeun la glycémie normale se situe entre 0,70 et 1,10 g/L, soit 3,9 et 6,1 mmol/L, après un repas elle ne doit pas dépasser 1,40 g/L, et l’hémoglobine glyquée HbA1c doit rester inférieure à 5,7%. Si une glycémie à jeun dépasse 1,26 g/L à deux reprises, il est conseillé d’approfondir le bilan. Ces chiffres aident à détecter un prédiabète ou un diabète, mais ils ne remplacent pas l’avis médical. Discuter des résultats avec son médecin permet d’interpréter les valeurs et de proposer un suivi personnalisé. Un bilan sanguin et des conseils de prévention modifient souvent le pronostic.

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Sora Hara

Passionnée de santé holistique et de bien-être après avoir étudié les médecines douces et la nutrition, elle partage ses connaissances à travers des articles inspirants et accessibles. Son objectif est de rendre la santé globale compréhensible et applicable au quotidien, en explorant les liens entre nutrition, développement personnel et pratiques naturelles. Elle travaille en collaboration avec des experts de la santé et des entreprises axées sur le bien-être, offrant des conseils pratiques pour une vie plus saine et équilibrée.

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